Auteur de quatre ouvrages publiés chez Lanctôt Éditeur
Michel Chartrand – Les dires d’un homme de parole (Citations) paru le 5 mai 1997.
Michel Chartrand – Les voies d’un homme de parole
(Biographie / 1916-1967) paru le 15 novembre 1999.
Sacré Chartrand! (Les meilleures de Chartrand) paru le 1er mai
2002.
Michel Chartrand – La colère du juste (Biographie / 1968-2003) paru le 15
septembre 2003.
Né à Montréal, le 16
juin 1934.
Embauché par la Ville
de Montréal en octobre 1953, en tant que commis à la comptabilité, au Service
des Finances, Fernand Foisy décide de militer dans le syndicalisme dans les
années 60. Il devient directeur de son
syndicat en novembre 1965. Chargé du
Comité d’éducation syndicale, il participe activement à la grève, en janvier et
février 1967, des employés cols blancs de la Ville de Montréal.
En 1967, il participe
à la création du journal mensuel de son syndicat, le « Col blanc » et il en
devient le rédacteur en chef.
Fernand Foisy
rencontre Michel Chartrand pour la première fois à l’imprimerie de ce dernier
-Les Presses sociales – à Longueuil en 1967. Foisy est alors vice-président du
Syndicat des fonctionnaires municipaux de Montréal (CSN), lequel regroupe plus
de 6 000 membres.
Lorsque Michel
Chartrand effectue un retour au syndicalisme au début de 1968, embauché par le
Syndicat de la construction de Montréal (CSN), Fernand Foisy délaisse la
négociation de conventions collectives pour se tourner vers l’action sociale et
politique. Il devient, en mai 1968, vice-président du Conseil central des
syndicats nationaux de Montréal (CSN), organisme regroupant les 60 000 membres
des syndicats affiliés à la CSN de la grande région métropolitaine de Montréal.
Fernand Foisy réussit
avec un groupe de militants à faire élire Michel Chartrand, en décembre 1968, à
la présidence du Conseil central de Montréal.
Chartrand demande alors à Foisy de devenir secrétaire général du même
organisme syndical.
Tous les deux, en
étroite collaboration, rebâtiront le Conseil central pour en faire un organisme
syndical influent à l’intérieur de la CSN et du mouvement ouvrier du Québec.
Fernand Foisy et son
équipe, décide de mettre sur pied un journal. Le Travail de Montréal sera imprimé à plus de 25 000 exemplaires et
distribué par des militants du Mouvement de libération du Taxi à Montréal, dans
tous les lieux de travail des syndiqués CSN dans la grande région
métropolitaine. Foisy est rédacteur en
chef du mensuel.
Pendant la Crise
d’octobre 1970, alors que Michel Chartrand est détenu à la prison Parthenais à
Montréal, Fernand Foisy prend la direction du Conseil central de Montréal
jusqu’à la libération de Chartrand en mars 1971.
De 1969 à 1974, des
représentants syndicaux, délégués par l’exécutif de la CSN, tenteront de
renverser le tandem. Des héritiers de Marcel Pepin, alors président de la CSN,
et compagnie réussiront partiellement en organisant la défaite électorale de
l’équipe Chartrand-Foisy au congrès d’avril 1974. Ainsi, à l’exception de Michel Chartrand, auquel les «
Pepinnistes » n’ont opposé aucun candidat, toute l’équipe pro-Chartrand est
défaite. Ce dernier se retrouve désormais isolé dans son Comité exécutif. Foisy aura été à son poste pendant plus de
cinq ans.
Il retourne à son
travail en tant que conseiller au Service du Bien-être social de la Ville de
Montréal et reprendra un poste de dirigeant à l’intérieur de son syndicat. Il
organisera pendant ce temps, sous la direction de Michel Chartrand, le premier
Congrès international de solidarité ouvrière (CISO) au Québec. Le congrès regroupera des représentants de
l’Amérique latine, du Moyen-Orient, de l’Afrique, de l’Europe, du Canada et du
Québec.
Fernand Foisy est demeuré
président de la Commission de crédit de la Caisse populaire Desjardins des
Syndicats nationaux de Montréal, laquelle Caisse est sous la présidence de
Michel Chartrand. Devant l’expansion
phénoménale de la Caisse populaire, en 1978, il devient gérant du crédit et
occupe ce poste jusqu’en septembre 1985.
Il retourne à son travail à la Ville de Montréal et prendra sa retraite,
après 32 années de service, le 8 décembre 1985.
Il travaillera, à
titre de bénévole, avec son épouse, à la Fondation pour aider les travailleuses
et les travailleurs accidenté-e-s, la FATA, fondation créée par Michel
Chartrand en février 1983. Il en
devient Trésorier et occupe toujours un poste au conseil d’administration de la
FATA.
En 1992, Fernand Foisy
décide d’écrire un ouvrage sur Michel Chartrand. Il publie chez Lanctôt-Éditeur.
Un premier livre
paraîtra le 5 mai 1997, Michel Chartrand
– Les dires d’un homme de parole, ouvrage composé d’extraits de discours et
d’entrevues qui s’échelonnent sur plus de trente ans de vie syndicale de Michel
Chartrand.
Puis le 15 novembre
1999, paraît Michel Chartrand – Les voies
d’un homme parole. Cet ouvrage n’a pas la prétention d’une vraie
biographie, mais permet au lecteur de survoler les moments marquants de
l’histoire du Québec et du mouvement ouvrier, de 1916 à 1967. Fernand Foisy
présente le portrait d’un homme engagé, passionné par la politique, amoureux
des mots et de la vie, celui qui fut pendant plus de cinquante ans l’époux
assidu d’une autre personne exemplaire, Simonne Monet-Chartrand. Un portrait d’un homme à part et pourtant
bien de son temps.
Fernand Foisy
travaille actuellement à rédiger la suite de cet ouvrage. Le dernier de la trilogie sur Michel
Chartrand couvrira la période de 1968 à nos jours. On s’attardera particulièrement
sur les événements d’octobre 1970 et sur le rôle de Pierre Elliot Trudeau. Le livre devrait être publié au mois de mai
2003.