LE REVENU DE CITOYENNETÉ

Extraits de L'aut'journal

Novembre 1999

LE REVENU DE CITOYENNETÉ

De slogan à programme politique

Michel Chartrand en avait fait le slogan de sa campagne électorale dans Jonquière et il martèle ce thème dans toutes ses interventions publiques depuis. L’idée est nouvelle ; elle suscite un grand intérêt dans plusieurs milieux, mais elle avait besoin d’être développée, expliquée, assise sur des bases théoriques. Seul un livre pouvait le faire.

Chartrand ne pouvait trouver meilleur associé que Michel Bernard pour rédiger ce livre.

"Le revenu de citoyenneté serait distribué à tous les citoyens du Québec de façon égalitaire et inconditionnelle. Il serait cumulable avec les autres revenus, mais il serait en lui-même assez substantiel pour radier le risque du manque de biens premiers, pour réaliser l’objectif de la pauvreté zéro. "

C’est par ces mots que s’ouvre ce Manifeste qui propose le revenu de citoyenneté comme moyen de réalisation des droits sociaux proclamés par les chartes des droits de l’Homme et les constitutions.

Questions et réponses

Dans un langage simple, rédigé sous forme de questions et réponses, le Manifeste répond à toutes les questions soulevées à un propos du revenu de citoyenneté. (…)

Peut-être plus important encore, le Manifeste jette les fondements d’une autre philosophie de la vie en société.

" Une société qui espère tirer son ordre de l’équilibre des égoïsmes crée des égoïstes " écrivent les auteurs pour décrire la société actuelle ; le Manifeste au contraire, " est basé sur le postulat que l’avenir de l’humanité est dans la solidarité ".

Michel Chartrand promet de revirer le Québec sans dessus-dessous avec ce livre.

" C’est le dernier combat de ma vie. Il faut mettre fin à la misère, à l’humiliation, à l’ignorance au Québec ", rugit le vieux lion.

On n’a pas fini d’entendre parler du revenu de citoyenneté.

 

Michel Bernard Michel Chartrand

MANIFESTE POUR

UN REVENU

DE CITOYENNETÉ

Pauvreté zéro !

Publié par

Les Éditions du Renouveau québécois

3575, boul. St-Laurent, bureau 117

Montréal (Québec)

H2T 2X7

Téléphone : 514.843.5236

Télécopieur : 514.849.0637

Courriel : autjour@microtec.net

Collection alternative politique

Directrice : Ginette Leroux

L’humanité a toujours poursuivi l’objectif d’éliminer le travail. Elle y réussit admirablement par les progrès de la technologie, de la génétique, celui des communications, etc. Logiquement, il faudra donc dissocier le revenu du travail qui s’amenuise. Les idéologies de l’insertion sociale par le travail, de la société salariale et du plein emploi vacillent déjà. Qui a intérêt à perpétuer un modèle qui ne livre ses biens qu’à ceux qui peuvent offrir un travail de moins en moins payé et de plus en plus précaire ?

Le progrès fait que les biens premiers abondent alors que, paradoxalement, une partie de la population en manque. Une réforme inévitable de la distribution pointe vers le revenu de citoyenneté universel et inconditionnel. Son coût net se calcule en déduisant les coûts des anciens programmes, les coûts de la pauvreté et les recettes fiscales supplémentaires de son effet de stimulation économique. Son coût n’est pas plus élevé que les propositions actuelles de réduction d’impôts des patrons, sauf que les fonds demeurent sous le contrôle de l’action publique.

Plutôt que de créer un modèle québécois, on nous invite à imiter la fiscalité et le cheminement vers l’État minimal de la société américaine qui sombre dans la violence, l’iniquité et qui radie de plus en plus le droit social en faveur de la charité privée et du droit exclusif de propriété privée.

La mondialisation fait que les multinationales jouent les États les uns contre les autres. Il n’y a pas d’avenir dans ce modèle.

Le revenu de citoyenneté fera un jour partie de la Constitution du pays du Québec et c’est nous qu’on imitera, si nous en avons la volonté politique.

Michel Bernard

Diplômé en sciences sociales, science et technologie, B.sc.comm., M.B .A. (philosophie), membre de l’ordre des comptables en management (CMA), professeur de sciences comptables à l’UQAM.

Michel Chartrand

Syndicaliste, militant anti-pauvreté, conférencier.